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Fiscalité9 min·22 January 2026

Fiscalité de l'immobilier au Maroc pour un étranger

Loyers imposés au Maroc avec une réduction automatique de 40 %, plus-value totalement exonérée après 12 ans de détention, accord franco-marocain qui supprime la double imposition : voici la fiscalité complète d'un investissement immobilier au Maroc pour un Européen, sans angle mort.

Voici le cadre fiscal exact, sans angle mort. Ce cadre fiscal peut paraître étonnamment favorable. Il est pourtant inscrit dans la loi marocaine et sécurisé par les conventions fiscales bilatérales avec la France, la Belgique et les Pays-Bas. Voici le détail, sans interprétation.

La fiscalité est la question qui arrête souvent les investisseurs — à tort. Le Maroc dispose d'un cadre clair pour les non-résidents, et les conventions fiscales avec la France, la Belgique et les Pays-Bas évitent la double imposition. Voici le détail de ce qu'il faut savoir, étape par étape — de l'achat à la revente.

À l'achat : les droits d'enregistrement

Voici la première ligne fiscale, à anticiper dès la signature. Entre 4 et 6 % du prix d'acquisition selon le type de bien (généralement 4 % pour un bien neuf acheté à un promoteur). Payables lors de la signature de l'acte définitif. Ce n'est pas négligeable mais ça reste en-dessous de la moyenne européenne (la France est à 8 % pour l'ancien, par exemple).

À l'usage locatif : l'Impôt sur le Revenu

Voici la mécanique qui s'applique chaque année à vos loyers. Les loyers sont imposés au Maroc selon le barème progressif de l'IR, avec un abattement forfaitaire de 40 % pour frais. Concrètement, pour un investisseur non-résident qui génère 200 000 DH de loyers bruts, la base imposable tombe à 120 000 DH, soit environ 36 000 DH d'IR à payer.

Pour un Français, en vertu de la convention fiscale France-Maroc, ces loyers ne sont pas imposés une seconde fois en France. Ils sont seulement intégrés au revenu mondial pour le calcul du taux effectif de votre tranche. Autrement dit : vous payez l'IR au Maroc, vous le déclarez en France, vous n'êtes pas doublement ponctionné.

Même logique pour les Belges (convention Belgique-Maroc) et les Néerlandais (convention Pays-Bas-Maroc). Reste la phase qui inquiète le plus à l'avance : la sortie.

À la revente : l'imposition de la plus-value

Voici le levier fiscal le plus favorable du dispositif. Au Maroc, la plus-value immobilière (PVI) est imposée à taux dégressif selon la durée de détention :

Détention < 6 ans : 20 %

Détention entre 6 et 12 ans : 15 %

Détention > 12 ans : exonération totale

Des abattements complémentaires s'appliquent si vous avez fait des travaux d'amélioration (sur justificatifs). Pour un investisseur qui vise un horizon 7-10 ans, la fiscalité de sortie est donc très favorable.

Côté français, l'accord fiscal fait que la plus-value est imposée uniquement au Maroc — pas d'impôt français sur la plus-value à payer en plus. Encore une fois : vous ne payez pas deux fois. Reste deux postes annexes, qui pèsent peu mais qu'il faut connaître.

Taxe d'habitation et taxe de services communaux

Un propriétaire marocain ou étranger paie une taxe d'habitation (ex-taxe urbaine) et une taxe de services communaux, dont le cumul tourne autour de 10-15 % de la valeur locative annuelle du bien. Concrètement : pour un appartement de 1,5 M DH, comptez 3 000 à 5 000 DH/an de taxes locales. Négligeable. Reste le point qui décide de tout, à long terme.

Le rapatriement des loyers et du prix de revente

Voici le point critique que la majorité des acheteurs sous-estiment. C'est LE point critique, et il dépend entièrement de la déclaration initiale faite à l'Office des Changes au moment de l'achat. Si elle est bien faite, vous pouvez rapatrier :

Chaque année : 100 % des loyers nets d'impôt

À la revente : 100 % du prix net de PVI et de commission

Aucune restriction, aucune taxe de sortie spécifique. C'est un point qui différencie le Maroc de nombreux autres pays émergents, où la sortie des fonds est souvent le vrai frein. Reste à éclairer trois cas spécifiques que nos clients posent souvent.

Les cas spécifiques

Voici les trois situations qui demandent un cadrage particulier. MRE (Marocains résidant à l'étranger) : bénéficient des mêmes conventions fiscales que les ressortissants purement étrangers, avec en plus le statut fiscal de non-résident qui leur est favorable sur d'autres volets (succession notamment).

Détention via une société marocaine : peut être intéressant pour un patrimoine immobilier important (plusieurs biens), mais la fiscalité IS marocaine s'applique alors (31 %), à arbitrer au cas par cas.

Succession : par défaut, le droit successoral marocain s'applique. Dans certains cas, une convention bilatérale ou un testament international permet d'appliquer la loi française, belge ou néerlandaise. À cadrer en amont avec votre notaire.

En conclusion

Reprenons l'essentiel. La fiscalité marocaine pour un investisseur étranger est prévisible, transparente, et plutôt favorable. Les vrais écueils ne sont pas fiscaux — ce sont les démarches de rapatriement si elles n'ont pas été bien pensées au départ.

C'est pour ça que BNG fait de l'accompagnement administratif une brique centrale de sa méthode : l'argent que vous économiserez en nous confiant ces démarches vaut des dizaines de milliers d'euros sur la durée de vie de votre investissement. C'est un calcul que peu d'investisseurs font à l'avance — et qui change tout.

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