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Fiscalité7 min·5 December 2025

MRE : les spécificités de l'investissement immobilier au Maroc

Convention fiscale qui annule la double imposition, rapatriement des loyers conditionné au bon cadrage du compte dès l'achat, transmission qui peut suivre le droit marocain ou celui de votre pays de résidence : un MRE n'investit pas dans les mêmes conditions qu'un étranger pur. Voici les spécificités point par point, pour un investissement qui tient sur la durée.

Voici ce qui change pour un MRE par rapport à un acheteur étranger pur. Ces spécificités peuvent paraître techniques. Elles changent pourtant tout sur la durée — fiscalité, transmission, retour éventuel. Voici ce qu'il faut savoir, dans l'ordre, pour un investissement qui tient sans mauvaise surprise.

Les MRE représentent une part croissante de nos clients. La relation au bien est différente de celle d'un étranger pur — il y a l'attache familiale, la volonté de transmettre, la perspective d'un retour éventuel. Voilà ce que vous devez savoir en 2026 pour un investissement qui tient la route. Le premier sujet : votre statut fiscal exact.

Votre statut fiscal : non-résident marocain

Voici les trois lignes fiscales qui vous concernent directement. En tant que MRE, vous bénéficiez du même cadre fiscal qu'un investisseur étranger, mais avec quelques spécificités importantes.

Sur les loyers : imposition à l'IR marocain avec abattement forfaitaire de 40 %, et neutralisation par la convention fiscale avec votre pays de résidence (France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, etc.).

Sur la plus-value à la revente : le taux d'impôt baisse plus vous gardez longtemps le bien, jusqu'à zéro impôt au-delà de 12 ans. L'accord fiscal entre votre pays et le Maroc fait que vous ne payez pas deux fois.

Sur la taxe d'habitation : le statut de résidence secondaire / résidence principale change le barème. Pour la plupart des MRE qui louent en saisonnier entre leurs visites, c'est le régime résidence secondaire qui s'applique. Reste le sujet où la plupart des MRE se font piéger.

Le rapatriement des loyers : attention à la mise en place

Voici l'erreur la plus fréquente — celle qui bloque tout des années plus tard. C'est le point où beaucoup de MRE sont piégés. Pour rapatrier vos loyers vers votre compte en France, Belgique ou Pays-Bas, vous devez avoir acheté avec des fonds virés depuis l'étranger, via un compte non-résident convertible, et déclaré à l'Office des Changes.

Si vous achetez avec des fonds marocains (par exemple, vous avez encore un compte local résident hérité de votre famille), le régime est différent et peut compliquer la sortie. À cadrer impérativement en amont. Vient ensuite la question qui motive souvent l'achat lui-même : la transmission.

La succession : sujet central pour les MRE

Voici le vrai motif d'achat pour beaucoup de nos clients MRE — et le sujet qui demande le plus de précision. Plus que pour un étranger pur, la question de la transmission est souvent la raison première de l'achat. Par défaut, le droit successoral marocain s'applique : règles spécifiques sur la réserve héréditaire, parts homme/femme, etc.

Deux options pour basculer vers le droit de votre pays de résidence : une convention internationale si elle existe, ou un testament notarié international déposé au Maroc et dans votre pays. Les deux demandent un conseil juridique spécialisé — on vous oriente vers les bons notaires. Reste un autre paramètre, plus personnel, qui change le choix du bien lui-même.

Le retour éventuel

Voici le sujet qu'on aborde rarement en premier rendez-vous — mais qui pèse dans le choix. Beaucoup de nos clients MRE imaginent, sans forcément le dire tout de suite, un retour progressif au Maroc. Un bien acheté aujourd'hui peut devenir votre résidence principale dans 10, 15, 20 ans. Cette perspective change légèrement les choix : on privilégie un bien à usage personnel agréable (même si on le loue d'ici là) plutôt qu'un pur produit locatif.

Pour cette cible, nos projets comme Jardin d'Alma, Naïa Hills ou Elyazia (villas familiales, résidence principale potentielle) cochent toutes les cases. Reste une dimension qu'on ne lit pas dans les contrats — mais qui compte autant que les chiffres.

L'aspect émotionnel et familial

Voici la part qu'on aborde peu, mais qui pèse dans la décision finale. On en parle peu, mais c'est réel. Acheter chez soi, où on vient depuis l'enfance, où vit peut-être encore une partie de la famille, ce n'est pas le même acte qu'investir dans un pays neutre. La dimension de transmission culturelle compte autant que la rentabilité.

C'est pour ça que la moitié de notre équipe commerciale parle arabe dialectal marocain en plus du français — et que nous comprenons quand un client dit « je veux que mes parents soient fiers de ce que j'ai construit ici ». Pour cadrer votre projet sur ces différents axes, nos équipes vous reçoivent en rendez-vous.

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